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Sucreries archivistiques.

Ô quelle joie d'être aujourd'hui en vacances ! A moi la plage, les cocotiers, les mojitos sur la chaise longue et le bikini, histoire de faire partir mon teint de vampire... De quoi ? Le concours ? Ah, oui. 

En plus du traditionnel "Abrégé d'archivistique" et de la veille médiatique et culturelle que j'effectue chaque jour, j'ai pensé qu'il serait pas mal de référencer et de me familiariser plus longuement avec ce que je surnomme affectueusement "mes petites sucreries". De quoi s'agit-il ? Eh bien en fait mes petites sucreries sont les bases de données en ligne qui permettent de faire des recherches ciblées et (pour moi) passionnantes. En plus elles sont (généralement) assez bien faites et il m'arrive souvent de m'y perdre pendant plusieurs heures, Mea Culpa. 


Voici donc un échantillon des bases de données que je visite régulièrement, parfois pour des recherches, ou bien juste par curiosité. Et que je conseille aussi à la plupart des chercheurs qui viennent me casser les pieds parce qu'ils ne veulent pas se mettre au numérique et qu'une fois que je leur montre les ressources disponibles en ligne ils sont là "Ouah mais c'est trop bien en fait !", oui donc VOUS ARRÊTEZ DE VENIR ME CASSER LES PIEDS ET VOUS VOUS DÉBROUILLEZ AVEC VOTRE ORDINATEUR BORDEL ! Surtout que j'ai pas le temps de m'occuper de vous et que mon boulot c'est pas de faire les recherches à votre place. BREF. 

Je tiens à remercier les équipes de professionnels ainsi que les volontaires qui prennent le temps de remplir et d'indexer des centaines, voir des milliers de fiches, ce qui représente un travaille considérable et que je trouve absolument fabuleux.

Note : les avis que je donne sur les bases de données suivantes ne concernent que moi. Les liens vers les bases de données sont intégrées dans les screenshots.

Base Léonore

Le caramel mou. La base Léonore est du caramel mou. Pas très beau au départ, et qui colle aux dents au début, mais dont on reconnait le goût super sucrée après. Plus sérieusement, cette base de données regroupe et met en ligne les dossiers des membres de l'ordre national de la Légion d'Honneur. Il y a plusieurs mode de recherches : recherche simple (par patronymes, par département,...) ou en recherche experte.

Personnellement je n'ai jamais utilisé la recherche experte, me concentrant essentiellement sur la recherche par patronyme. Bon, c'est vrai l'interface est pas vraiment glamour. Si je dois donner mon avis honnête, pour moi elle est même pas glamour du tout et un peu vieillotte. MAIS ! La recherche est en soi assez simple et l'accès aux dossiers numérisés est vraiment pas mal. En plus il y a une section sur "84 légionnaires célèbres" que j'aime bien parcourir. La question la plus fréquente que l'on me pose lorsque je présente cette plateforme aux chercheurs ou à mes collègues est " est-ce qu'on peut accéder à tous les dossiers ?" . Je crois que je n'aurais jamais fait autant de mini-cours sur les délais de communicabilité qu'en présentant la base Léonore... Parce que non, l'intégralité n'est pas accessible numérisé (50 ans d'attente les gars, alors on se calme !).


Mémoire des Hommes

Que ce soit clair tout de suite: j'adore Mémoire des Hommes. 

  1. Est-ce que vous vous rendez compte du boulot abattu pour indexer toutes les fiches ? Rien que ça, ça m'impressionne. En plus c'est basé sur un programme d'indexation collaborative. 
  2. L'interface est nickel et attrayante. Ça reste une base de donnée, mais c'est plutôt bien fait, l'ergonomie est franchement cool ET pour une fois c'est pas moche.
  3. Ça m'a sauvé la vie pour mon stage de licence.

Un chocolat chaud (attention un VRAI chocolat chaud) avec de la guimauve dessus et du gingembre. Ça, c'est mémoire des hommes. Passer du temps sur cette base de données ça détend, j'irais même plus loin: c'est thérapeutique. Le plus gros du travail est fait sur les archives de la Première Guerre Mondiale (Journaux des Marches et Opérations, Mort pour la France, Fusillés, Personnel Aéronautique...), mais on y retrouve aussi aujourd'hui des données et archives sur la Seconde Guerre Mondiale, la Guerre d'Indochine, la Guerre de Corée, la Guerre d'Algérie, des combats du Maroc et de la Tunisie, plus 2 autres parties sur "Autres théâtres d'opérations" et sur les sépultures de guerre.

Bref, autant de choses à parcourir et à découvrir, que les chercheurs ou personnes faisant leurs arbres généalogiques ou tout simplement des recherches sur leurs familles ne connaissent pas forcément, ce qui évidemment me sidère à chaque fois. Une plus grosse communication devrait être fait afin de valoriser Mémoire des Hommes !  

Base Mérimée

La base Mérimée c'est comme les petits bonbons à la caisse des restaurants qu'on oubli toujours de prendre et qu'on regrette après. Ce sont des petits bonbons de toutes les couleurs un peu sucrés. Attention, voici une base signée ministère de la culture, plus précisément "la médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine" (tout comme sa consœur ci-dessous).

Elle regroupe les immeubles protégés au titre des monuments historiques, ce qui peut-être intéressant tout d'abord pour votre culture personnelle, et aussi pour faire l'historique des bâtiments de sa ville.


Base Palissy

Même principe que la base Mérimée mais cette fois-ci regroupant les données concernant les objets protégés au titre des Monuments Historiques. L’intérêt de cette base de données est le même que sa cousine. Mais en plus cette fois-ci j'ai un cas pratique vécu à exposer.

Une commune pour laquelle j'ai eu la chance de travailler avait besoin de la liste intégrale des bien immobiliers et mobiliers intégrés au titre des Monuments Historiques, et ce pour une histoire d'assurance, ce qui est vraiment, VRAIMENT, important. Hop, un petit tuto Mérimée-Palissy fait à la DGS et voilà la liste propre et complète sortie sur l'écran avec chaque détails méticuleusement rempli. Sachant qu'au départ ils pensaient avoir 2/3 objets au TMH et qu'il y en avait en fait une dizaine, je pense que ça les a bien aidés.


Base de Données Historiques sur les Inondations (BDHI)

Ça, c'est la petite surprise sortie tout droit d'une discussion avec un ami climatologue. La petite perle mise en ligne que je trouve extrêmement intéressante. Enfin quand même, rentrer autant de données avec autant de modes de recherches et surtout accessible au plus grand nombre, assez vulgarisé pour que l'on puisse comprendre un minimum les données, moi je dis chapeau. En plus la période chronologique "indexée" est quand même assez large pour des données scientifiques concernant les inondations (1294 jusqu'à 2016, faut pas déconner c'est énorme). Cette base de données pour moi c'est un peu les orangeades de mami qu'elle nous donne à Noël. Quand on est petit on trouve ça peu ragoutant et on comprend pas pourquoi les adultes aiment ça, mais on mange quand même pour pas se faire taper dessus. Et quand on grandit on découvre qu'en fait on ADORE les orangeades, même si on n'en a qu'une fois par an, du coup on en mange beaucoup d'un coup. Tout ça pour dire que c'est même en étant très spécifique, cette base de données est très intéressante et mérite le détour. 

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