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Le Klementinum de Prague

Bientôt une nouvelle année et de nouvelles envies apparaissent par-ci par-là, comme celle-ci par exemple :  un nouveau format d'article ! C'est quelque chose que j'ai envie de faire depuis un bon moment déjà, mais pour ça il faut prendre le temps, et avoir un minimum de ressources.

Mon objectif : visiter des lieux insolites, beaux, magnifiques, étranges, avec un apport de connaissance historique ou archivistique manifeste. Ou tout simplement beau, parce que des fois ça fait du bien d'admirer de belles choses.

Mon problème :  il va falloir m’assommer pour que je puisse prendre l'avion si je veux partir un peu plus loin que mon sud-ouest adoré, parce que la probabilité que MON avion explose est d'environ 80% vu le chance que je me tape depuis ma naissance... mais bon, je fermerais les yeux à ce moment là et puis c'est tout.

Voici donc le premier article à la découverte du Clementinum (Klementinum) de Prague (République Tchèques) que j'ai eu la chance de visiter il y a des années (en famille).

La magnificence à l'état pur

Lien sur la photographie
Photographie du site Officiel du Klementinum

Petit-mini historique

Bon, de base il parait que le Klementinum était une petit chapelle érigée en l'honneur de Saint-Clément. Mais en 1556 BOUM, les Jésuites débarquent et s'installent là. Au fil des siècles et des reconstruction/extensions, le bâtiment servira de bibliothèque, d'imprimerie, de théâtre et d'église, en plus de résidence principale pour les jésuites.

1773 RE-BOUM les Jésuites se cassent (je crois qu'ils ont eu plusieurs problèmes à cause d'une histoire de catholicisme, enfin un truc foireux pour eux), et reste juste l'université. Aujourd’hui, la bibliothèque universitaire des Jésuites a cédé sa place à la Bibliothèque Nationale Tchèque (et ça à pas la même gueule que la BnF).

 


Le beau, c’est la splendeur du vrai (parce que oui j'aime Platon et alors ?)

Revenons quelques années en arrière : si mes souvenirs sont bons j'ai visité le Klementinum lorsque j'étais au lycée lors d'un voyage avec ma mère et mes sœurs. Ceci explique aussi pourquoi je ne mettrais pas dans cet article de photographies prises par mes soins à l'époque. Ma famille n'en a pas envie et en plus sur la majorité on fait la grimace ou les idiotes (je voulais bien changer de famille mais j'ai pas vraiment le choix). Mais enfin bref, passons.

Très franchement en arrivant devant le Klementinum la première pensée qui m'avait traversé l'esprit (démesurément idiot et puéril à cet âge là, je le rappelle) c'est "mouais, c'est un bâtiment quoi". C'est vrai que la façade extérieure est pas géniale. C'est ni beau, ni attrayant, ni quoi que ce soit d'autre d'ailleurs. Juste un gros bâtiment qui sort de terre quoi. Ce qui peut vous faire penser que vous allez perdre votre temps. Mais ce n'est AB-SO-LU-MENT pas le cas. Il ne faut pas se fier à ces murs ternis par le temps qui cachent en réalité pas mal de trésors. Donc vous avez pas le droit de faire demi-tour. De toute manière c'est interdit.

Ce qui est accessible au public est la tour astronomique et la bibliothèque baroque

Point à préciser : comme dans beaucoup de bâtiments anciens les visites sont calquées sur le même processus éducatif que les musées français, beaucoup de pièces ou des parties de pièces ne sont pas accessibles aux touristes et sont donc délimitées par des cordons, notamment la salle de mathématique qui recèle les manuscrits d'astronomie et la collection de globe terrestre. Donc oubliez un peu votre idée d'aller piocher dans la collection de livre ancien comme bon vous semble, parce que ça n'arrivera pas. Pareil pour les globes terrestres. Au delà de la tour astronomique et de la bibliothèque, le bâtiment est composé de multiples cours ou vous pourrez trouver cadrans solaires et fontaines. Ce ne sont pas tellement les trésors qui sont cachés sur les étagères qui sauront vous émerveiller, mais plutôt les décors, les moulures, le sol, les fresques, même le plafond vous donne le tournis ! La conservation de la salle est réellement extraordinaire, et nous parait presque irréelle. 

 

Venons-en au plus intéressant pour les archivistes/muséologues le Codex Vyšehrad. Ce codex est composé de 108 feuilles de parchemin enluminées, aussi appelé l'Evangéliaire du roi Vratislav, crée à l'occasion de son sacre en 1085 - auteur inconnu.  Un bon bébé que le conservateur en chef doit certainement garder précieusement dans ses magasins sous-clef. Il me semble qu'il n'est exposé qu'en de rare occasion (plutôt normal), et généralement il s'agit de facsimilé proposé à l'exposition au public (parce que ça serait con que quelqu'un essai de le piquer quand même). Celui exposé actuellement au Klementinum est un facsimilé. Donc est-ce que vous pourrez voir l'original ? NON. Par contre, vous pouvez accéder à une partie du codex numérisé sur le site du Manuscriptorium ici en indiquant dans la barre de recherche Vyšehradský kodex ! 


Quelques informations pratiques

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le Klementinum sur le site internet https://www.klementinum.com/ mais je vais les récapituler parce que je suis gentille et que le site est en anglais (on sait jamais, si vous parlez pas anglais comment vous faites sinon ?) 

  • Ouverture chaque jour (y compris le dimanche) de 10h du matin jusqu'à 18h
  • Prix d'entrée (Attention la monnaie de la république Tchèque est la Couronne Tchèque ou czk) : gratuit pour les enfants jusqu'à 6 ans ; adultes = 300 czk (environ 11,50 euros) ; seniors (+de 65 ans) et étudiants = 200 czk (environ 7, 70 euros) ; forfait famille = 900 czk (environ 34,60 euros).
  •  Comment y accéder :  prendre les lignes 17 et 18 du tramway (arrêts “Karlové Lázně” ou “Staroměstská”) ou bien par la ligne de métro A (ligne verte), station “Staroměstská”.

Pour ceux que Praque tente énormément, je recommande aussi de visiter le musée de la musique. J'avais peur de m'ennuyer à en mourir, mais c'est vraiment une perle, surtout pour les passionnés.

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