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ARCHITW #2

Anne Sophie Stockbauer

Présentation

Anne Sophie STOCKBAUER, 29 ans bien attaqués (mais on s’y accroche encore un peu !)

Je suis tombée dans la marmite de l’Histoire quand j’étais petite (la faute à mon papa qui me narrait les aventures de Du Guesclin !) et n’en suis jamais ressortie : outre mon job d’archiviste, je complète mon parcours au sein de la noble Confrérie de la Poussière en étant secrétaire adjointe d’une société d’histoire locale. Et pour varier un peu les plaisirs, je suis une mordue de jeu de rôle papier et grandeur nature.


Présentez rapidement le service au sein duquel vous travaillez.

Je travaille dans le département « Patrimoine et Culture » d’un établissement public du culte. Outre mes fonctions d’archiviste, j’assiste mon collègue chargé de mission dans la gestion et le suivi de notre patrimoine bâti (principalement cimetières et synagogues). Nous établissons également l’agenda culturel de l’année, notre objectif étant de donner un second souffle aux synagogues ne servant plus au culte par le biais d’expositions, de conférences et de concerts. 

 

Quelles études / parcours avez-vous suivi pour devenir archiviste ?

J’ai eu un parcours assez atypique dans la mesure où je suis titulaire d’un master en sciences historiques. Je suis devenue archiviste un peu par hasard en acceptant un CDD de remplacement de congé de maternité en 2014 et ai complètement appris le métier sur le tas (mon Abrégé d’archivistique en porte encore les stigmates de café et autres post-it et mon conjoint se souvient de nuits où j’ânonnais le Cadre de Classement de 1926 en dormant…). Manifestement, ce job m’a plu J

Archiviste depuis combien de temps ?

Depuis le 14 février 2014 (Saint-Valentin, patron des amoureux des archives, qui l’eût cru ?) 

Spécialité de traitement (archives communales, contemporaines, audiovisuelles…) ?

Plutôt contemporaines : j’ai commencé à bosser dans un service d’archivistes itinérants où j’ai pu me faire la main sur des archives communales, intercommunales, syndicales…, puis suis passée par un service d’archives d’une grande ville avant de poser ma besace à mon actuel poste, où je traite des archives ayant trait à la gestion d’une communauté religieuse. Bref, une variété de types d’archives, mais rarement l’occasion de traiter des archives historiques.


Pourquoi archiviste ?

Parce qu’à défaut de devenir archéologue (cruelle désillusion lorsqu’on m’a appris à mes 12 ans que le job n’était pas aussi fun que celui d’Indiana Jones et qu’on ne colle plus de patates aux Nazis depuis près de 75 ans…), il fallait bien trouver ma voie J

Pour vous, quelle est la qualité la plus importante pour devenir archiviste ?

Le sens du relationnel : indispensable pour toutes les fois où l’on a envie de réduire en bœuf bourguignon les agents des services versants qui ne respectent pas les règles que l’on a pourtant expliqué moult fois avec le sourire, soit par flemme, soit par mépris pour le job… 

Qu’est-ce que vous détestez le plus dans votre métier ?

La non-considération de certains agents de services versants qui m’ont assimilé à la nénette qui vient vider les poubelles ou qui me remplissent le local-archives de spécialités culinaires et viticoles parce que « y’a de la place ici », ou encore les remarques du style « Vous vous rendez compte que votre métier existe juste parce que je n’ai pas le temps de trier mes papiers… » … 

Si vous pouviez faire quelque chose de fou dans vos magasins d’archives, qu’est-ce que ce serait ?

Dans la gamme folie douce, je me pose déjà là : j’ai sauvé une copie de la statue de Moïse sculptée par Michel-Ange vouée aux Géhennes et l’ai promu assistant-archiviste (il a quand même un super CV : premier archiviste de l’Histoire en conservant les 10 Commandements dans une boîte Cauchard high tech nommée l’Arche d’Alliance, faut le faire ! Petit bémol concernant son respect des règles de conservation : bousiller les 10 Commandements sous un accès de colère, moyen…). Bref, Momo me bouffe fièrement le quart de ma table de travail mais nos conversations sont toujours palpitantes !

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

Clairement, la découverte de pépites archivistiques ou de notes de travail qui distillent quelques indices sur la personnalité des personnes qui ont rédigé lesdits documents : parmi mes favoris, je pense à un dossier d’organisation d’une fête locale qui comprenait un magnifique panneau « La paire de Knacks : 1F20 » et un dossier d’enquête agricole où dans la case « Remarques », le rédacteur s’est fendu d’un splendide « Merde ! »


Des projets pour l’avenir, un poste idéal en tête ? Lâchez-vous !

Honnêtement, je pourrais difficilement me plaindre de mon job actuel vu la variété des tâches (je ne suis clairement pas faite pour le traitement 24/7). Par contre, si on peut saupoudrer le tout avec un petit challenge du genre archivage électronique, ce serait le paradis sur Terre !


Pour ceux qui souhaiteraient participer au tirage au sort pour la prochaine ARCHITW, c'est encore possible ! Lien vers le formulaire de participation ici !

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