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Archiviste : le concours.

Assistant qualifié de conservation du patrimoine et des bibliothèques option archives (AQCPB, pour faire plus simple), une dénomination bien longue comme seul sait faire la fonction publique.

Pour ceux qui ne sont pas encore au courant ou qui auraient loupé le coche, le concours AQCPB est ouvert pour l'année 2019 et les premières épreuves commenceront en mai, le 21.

Est-ce que je me suis inscrite ? Oui, au CDG31 (Haute-Garonne).

Est-ce que je vais réussir à passer les écrits ? Ça, c'est une autre affaire... j'ai passé les 4 derniers mois de l'année 2018 à réviser, mais je dois avouer que depuis le début de 2019 je suis complètement à la ramasse.

Aussi je me suis dis qu'un petit article sur le concours catégorie B (puisque c'est celui que je passe) ne pouvait faire de mal à personne ! Ce qui inclue aussi du coup un update à la fin du moins de mai, après les premières épreuves.



Le questionnaire

Le questionnaire c'est l'épreuve la plus simple pour moi. L'épreuve dure 3 bonnes heures, coefficient 3. Trois à cinq questions auxquelles il faut répondre de manière détaillé. Bon jusque là pas de nouveauté. Sauf que quand on regarde les annales des questionnaires des sessions précédentes il y a toujours 2/3 questions "simples" (sous-entendu si tu te démerdes pas trop mal y aura pas de soucis) et 1 question pourrie sur l'actualité législative et/archivistique Française voir Internationale. Alors autant dire que cette année je le sens bien la petite question sur le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données).

Ça ne m'étonnerait pas qu'elle y soit, en fait ça m'étonnerais davantage qu'elle n'y soit pas. 

La note de synthèse

La note de synthèse c'est ma hantise. Genre vraiment, j'en fais même des cauchemars. Comme la première épreuve, celle-ci dure 3 heures et est coefficient 3. L'épreuve est la suivante : "Rédaction d’une note à l’aide des éléments d’un dossier portant sur la spécialité choisie par le candidat au moment de l’inscription." Là y a pas de demi-mesure, soit vous faites un carton soit vous vous foirez. L'orthographe et la grammaire doivent être impeccable (ce qui n'est pas toujours mon cas malheureusement, maudite coquilles...), mais au-delà de ça l'essentiel de la note de synthèse c'est que vous ne devez pas, JAMAIS, donner votre opinion. En gros vous devez lire et étudier le corpus documentaire et en retranscrire les idées essentielles dans une note, ET C'EST TOUT BORDEL !

Et c'est vraiment difficile. Je trouve que ce n'est pas en concordance avec ce qu'on nous a appris durant la longue route de notre scolarité, bordée de dissertation, de débat, de philosophie, où donner un avis critique sur un sujet donné était le point central de nos devoirs.

Les révisions - comment s'en sortir ?

Après avoir discuté avec des collègues qui passent le concours de rédacteur ou autres concours qui ne concernent pas les archives, je me suis rendue compte que nos épreuves sont à double tranchant. Quand le concours de rédacteur parait assez global et pointu à la fois (peut porter sur beaucoup de sujets, marché public, urbanisme, législation, enfin bref tout et n'importe quoi), l'AQCPB lui est réellement centré sur la spécialité choisie par le candidat (Bibliothèque, Archives, Musée, Documentation). C'est un avantage, mais aussi un inconvénient. L'avantage c'est que les champs de révision sont restreint à notre spécialité, ce qui amène à un inconvénient de masse pour moi qui est : il faut être pointu dans chacun des p***** des domaines de notre spécialité.

Pour vous donner une idée j'ai listé chaque sujet de révision que j'ai fiché et étudié jusqu'à présent : Historiographie, conservation préventive, paléographie, archives hospitalières, communales, départementales, nationales, privées, audiovisuelles, seigneuriales, législation des archives, le public des archives, la collecte, la communication, la valorisation, les instruments de recherches, le record management, le RGPD... et j'en passe. Tout ça bien entendu en plus de la relecture de l'abrégé d'archivistique.

L'avantage que j'ai eu c'est qu'à la fin de l'année 2018 j'ai du m'arrêter de travailler à cause de problèmes de dos (la manutention nous tuera tous, snif) de septembre à décembre. Donc j'ai eu le temps de refaire chacune de mes fiches, de réviser, de me poser les bonnes questions, mais aussi de vérifier si certaines choses, lois, programmes avaient changé et donc remettre à niveau les informations que j'avais eu à l'université (que j'ai terminé en 2015 il me semble). Je ne pense pas qu'il existe de bonne ou de mauvaise méthode de révision, chacun à la sienne. Mon cas est un peu particulier.

Je fais partie de ce genre de personnes qui sont incapables d'apprendre par cœur. J'apprends lorsque je fais quelques choses, comme les artisans. Je n'ai pas compris réellement comment on faisait un instrument de recherche avant de faire mon premier, même si on avait eu de cours à l'université. Le seul moyen que j'ai donc pour apprendre c'est de "faire & défaire". C'est comme ça que j'ai eu mon BAC et ma licence, et je n'ai pas d'autre moyen d'arriver à avoir mon concours que comme ça. Je m'explique.

La répétition est l'essence même de ma méthode de révision. J'ai investit dans des fiches bristols grands formats que j'ai rempli seulement au verso. Une fois faites, je les affichent à des endroits stratégiques : porte de la cuisine, au-dessus de ma boite à clef, porte des toilettes, au-dessus de ma table de chevet et un peu partout dans mon salon et dans ma chambre... le but c'est qu'en passant devant chaque jour j'y jette un coup d’œil. Et à force de lire ça va rentrer. Je fais ça en majorité avec les informations qui ne bougent pas types dates clefs, définitions à savoir par cœur, etc. Ensuite dès que je travaille sur quelque chose qui nécessite davantage de réflexion je schématise : les instruments de recherches, les étapes du parcheminage, les méthodes de communications... et chacun de ses schémas je les inscrits sur mon tableau blanc d'écolier (bon investissement) et je l'efface. En gros je me fais des cases, je les effaces et je recommence jusqu'à ce que je puisse refaire l'intégralité du schéma de tête sans aucune erreur. J'inscris, j'efface et je recommence. Et ça prends pas mal de temps. 

En plus de tout ça en début d'année j'ai fais un petit tour à Cultura pour dévaliser leur stock de stylo de toutes les couleurs, stabilos, gommettes et paillettes. Parce que mettre un code couleur sur chaque chose me permet de mieux retenir. Et surtout que c'est plus fun que le traditionnel A4 imprimé en noir et blanc.

 

Dernière astuce et pas des moindres : dire bye-bye à sa vie sociale. J'ai prévenu mes copains que je serais absente jusqu'au 21 mai inclu. Je rate donc 2 crémaillère, un week-end de vacances entre amis, et un anniversaire. Ils ont bien essayé de m'appater avec de la bière et des pates carbo, mais ça n'a pas marché (je sais pas comment j'ai fais d'ailleurs pour résister... re-snif). Ça fais maintenant deux semaines que mes journées s'organisent autour de mes révisions (se lever, manger, travail, rentrer, sortir le chien, révisions, manger, révisions) et je dois avouer que hier j'ai fais une petite overdose. Vers 15 heures je me suis lamentablement endormie sur l'abrégé d'archivistique, et me suis réveillée 4 heures plus tard parce que mon chien avait faim et s'amusait avec mes pieds et mes chaussettes pour me le faire comprendre genre "bouge tes fesses humaine j'ai la dalle".

N'hésitez pas à partager vos méthodes de révisions !

Bon courage à ceux qui passent le concours, et que la force soit avec vous !

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